Batellerie
L’essor de la batellerie commence en 1855 à Conflans Ste
Honorine, avec l’installation de la tête aval de la chaîne de
touage qui permet la remonte des péniches sur la Seine vers Paris,
approvisionnant ainsi la capitale en plein développement
urbain.
Les commerces du bord de l’Oise avant la Seconde
Guerre mondiale
A Andrésy et Maurecourt, les commerces du bord de l’Oise
bénéficient du trafic fluvial entre l’Oise et la Seine.
Chaque jour, des mariniers viennent s’approvisionner dans les
6 cafés et café épicerie.
Dans le premier café (Café Beranger Claire, devenu café Deneux et
épicerie de 1922 à 1947), les femmes trouvent toute
l’épicerie et les légumes dont elles ont besoin avant le
départ, ainsi que des sabots, pantoufles, matériel pour la lessive,
etc. Les hommes y achètent du goudron de Norvège et de houille
appelé "gaz". Le pain est toujours arrivé avant le départ du
matin.
Dans le deuxième café, Marcel Deneux devenu café Wilky se vendent
des agrès d emarine : perches, cordages, esclain d’écoire ou
d’aimntôt et des cables d’acier "remorque".
Quelques maisons plus loin sont implantés les ateliers pour les
remorqueurs Liberlot.
Après la Seconde Guerre, devenus les Ateliers de la CITE (société
internationale de transport par les eaux), leur flotte atteint la
centaine de bateaux. Les remorqueurs portent soit des noms de
fleurs (Camélia, Narcisse, Bégonia) ou d’animaux sauvages
(Ours, Chacal, Panthère)
Rue Itasse, la mercerie Demez, au petit bonheur des marinières,
devient le café épicerie Delille, Ferrey, Cornu Bée et Dussart
avant de fermer en 1980.
Le quatrième café, l’actuel café restaurant de la marine,
fait à cette époque office d’épicerie et même de bal les
samedis et dimanches soirs.
Le café Lachèvre est la dernière maison de Maurecourt avant les
chantiers navals.
Le chantier naval Degesslincourt
Le chantier est installé en 1920 pour construire et réparer le
matériel en fer : tout ce qui flottait et qui avait été employé
pendant la Première Guerre sur la Seine et les canaux du Centre
avaient en effet besoin de réparation. Les activités de réparation
occupent le chantier jusqu’en 1928.
Le chantier reste abandonné jusqu’en 1948.
Il est repris par la société de remorquage "Les Bleus" et la
coopération des mariniers artisans et prend le nom de "Chantiers du
Confluent".
Ses activités :
- construction d’automoteurs de Seine
- rallongement d’automoteurs
- motorisation de péniches.
Les plus grosses unités de Seine y ont accès : les automateurs
"Andréé" (5m X 46 m), "Patricia" (5,60 mX 46 m), le convoi
pétrolier de la Shell, "Udotée et Thalassa", et 2 pousseurs
"Novice" et "Hardy".
On y construit aussi des bateaux de plaisance, un catamaran ("le
Yo-Yang") et une goëlette ("Miséricorde").
Le chantier est arrêté en 1984.
Le chantier "Arches de Noë" pour péniches en bois est installé en
1918 et ferme en 1955.
Aujourd’hui, des berges à reconquérir
Plusieurs projets ont été lancés pour réaménager les
berges de l’Oise :
- Déplacement d ’une zone de stationnement de bateaux
logements
- Nettoyage d ’une ancienne friche industrielle tout en
préservant la cale de l ’ancien chantier naval et le
chemin de grue
- Consolidation des berges à base de gabions pour éviter
l’érosion des parties basses (pousseurs)
- Mise en place de fascines ou de pieux vivants
